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Petits et grands bonheurs. Restaurant Anne-Sophie Pic, Valence.

Petit bonheur, la découverte d'une girole.

Petit bonheur, la découverte d’une girole.

Je recevais récemment mon amie Beate et, chaque fin de journée, à la manière d’un jeu, nous nous interrogions sur nos petits bonheurs respectifs du jour. Spontanément et sans difficulté, chacune énonçait 4 à 5 petits bonheurs. Un paysage magnifique, une lumière magique, la complicité sereine d’un vieux couple, la saveur d’un fromage de chèvre, un fou rire, … C’est un moyen de positiver et de revivre de beaux moments que je vous recommande très vivement.

Il y a aussi les grands bonheurs. Pour moi, ils se caractérisent par leur durée et/ou leur intensité et leur rareté. La semaine dernière, j’ai eu la chance de vivre un de ces grands bonheurs : j’ai déjeuné au restaurant d’Anne-Sophie Pic à Valence. Je l’ai déjà dit, écrit, un grand bonheur, cela se prépare, s’anticipe, se vit dans l’instant présent puis on se le remémore et il se prolonge par la pensée, l’écriture, le partage. En écrivant ce billet, c’est ma manière de revivre ce moment.

Crème brûlée au foie gras, mousse de pomme.

Crème brûlée au foie gras, mousse de pomme.

 

Allons chez Anne-Sophie Pic. Pour commencer, j’ai particulièrement apprécié la carte. Elle est composée exclusivement de menus, un menu dédié au déjeuner (entrée, plat, dessert) et 3 autres menus. Un tableau (sans le tableau !) présente ces 3 menus et permet de visualiser clairement quel plat est dans quel menu parmi les 3 proposés. Mon côté rationnel a apprécié.

En plus de l’énoncé simple du plat par ses ingrédients, une page est consacrée à chaque plat. A-S Pic y explique la démarche de chacune de ses créations. Elle partage les souvenirs que cela évoque et qui l’ont guidée dans son travail, l’historique. Elle laisse la part belle aux rencontres avec des producteurs et éleveurs. Elle explique sa recherche des saveurs et textures et son approche pour atteindre les équilibres. L’esthétique apparaît primordiale, notamment dans le choix des couleurs. Chacun des plats a UNE couleur. Cette approche des couleurs me rappelle Alain Passard qui aime travailler des légumes de même couleur et qui considère que c’est facteur d’harmonie gustative. La lecture de ce menu et de ses « annexes » est particulièrement intéressante et permet d’appréhender encore mieux la sensibilité et le travail d’A-S Pic.

Berlingots au chèvre de Banon.

Berlingots au chèvre de Banon.

Passons à la dégustation et à mes préférences.

J’ai adoré les berlingots au chèvre de Banon. Plat vert contre toute attente. Madame Pic a conçu un parfait équilibre entre la pâte du berlingot au thé matcha et sa farce au fromage Banon dont la texture est lisse, onctueuse. Une sauce au cresson, gingembre et bergamote apporte de légères touches d’acidité et d’amertume. De petites feuilles et fleurs de moutarde, oxalys, … complètent le côté végétal du plat.

Rouget, potimarron, bouillon au safran.

Rouget, potimarron, bouillon au safran.

Autre plat fantastique, le plat orange, corail : rouget, mousseline de potimarron, bouillon au safran. Une harmonie de couleurs avant tout. Puis de parfums, en particulier lorsque le bouillon est versé devant le convive et développe tous ses arômes. La cuisson des rougets est parfaite, le safran est subtilement présent. A-S Pic explique que le citron Kabosu qui y est associé apporte une salinité qui contrebalance la puissance du safran. C’est excessivement gourmand et léger.

Brie de Meaux à la vanille de Bourbon.

Brie de Meaux à la vanille de Bourbon.

Je veux aussi partager l’impression que j’ai ressentie en dégustant le brie de Meaux à la vanille Bourbon. Le fromage est complètement transformé, chauffé, mais, magie d’Anne-Sophie, en dégustant cette préparation elle réussit à conserver, à recréer la texture du brie.

Les pains sont de petites merveilles de subtilité. Pain à la bière, pain au café et pain au thé.

Je ne vais pas vous détailler le menu dans sa totalité, il suffit d’aller sur le site du restaurant (à défaut d’aller au restaurant). pain

Je n’ai bien sûr pas perçu toutes les saveurs et parfums individuellement. En revanche, et c’est la marque des grands chefs, la complexité de chaque plat devient simplicité tant l’équilibre est atteint et l’harmonie parfaite. Vous l’avez compris, c’est un déjeuner d’exception. Merci Madame.pamplemousse, coco... 2

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Recette de pétoncles au barbecue, sauce citron vert et poivre de Kampot

P1030671Imaginez de gros pétoncles grillés au barbecue et dégustés sous une agréable température de 28 degrés. Vous êtes abrité par des palmiers délicatement agités par l’air marin et quasi les pieds dans l’eau. C’est à peu près la difficile situation que j’ai récemment affrontée au Cambodge.

La mer y est riche en « scalops », une variété de pétoncle un peu plus grosse que celle que l’on trouve sur nos marchés français. Je partage avec vous la recette de leur préparation.P1030677

Les pétoncles sont d’abord disposés sur un barbecue, dans leur coquille, à un endroit sans flamme ni braise. Ils y restent jusqu’à ouverture. Puis une des coquilles est enlevée et le pétoncle est déplacé sur une zone où le feu est plus vif. On laisse cuire environ une minute. Toujours sur le feu, vous parsemez les coquilles d’ail coupé en petits dès et préalablement frit. Vous préparez un assaisonnement à base de sauce d’huîtres, d’huile et de cébette ou ciboulette émincée. Vous servez, dans la coquille, accompagné d’un jus de citron vert et de poivre noir de Kampot concassé. Un régal.P1030678

Voilà une idée pour revisiter des saint-jacques, même si certains pourraient me rétorquer que la saint-jacques n’a pas besoin de tout ce tralala. Il lui suffit d’être cuite correctement, (1mn sur chaque face à feu vif) et d’être bien accompagnée, par exemple une purée de pommes de terre, une fondue de poireaux ou une embeurrée de chou vert.

Profusion du nouvel an chinois.

Profusion du nouvel an chinois.

Jambon (épaule) de cochon au foin de Crau : festif, savoureux et parfumé.

Epaule de porc fraiche sur lit de foin.

Epaule de porc fraiche sur lit de foin.

Je vous ai parlé récemment du foin de Crau. Côté alimentation je m’étais limitée à l’utilisation pour le bétail et autres animaux, même si j’avais brièvement évoqué une dégustation en petite quantité (conférence dégustation du CPIE) d’un gigot cuit au foin.

Pour les fêtes, sur proposition de Jean-Pierre, un des participants de notre escapade alpine, mes amis et moi avons décidé de tester le jambon au foin.

Bien emmailloté.

Bien emmailloté.

Pour commencer, il faut un bon éleveur de cochons. Jean-Pierre s’est chargé de l’approvisionnement auprès des producteurs d’Uniferme au pied des Monts du Lyonnais. Filière courte oblige, il s’agit d’un groupement de producteurs qui proposent directement leurs produits dans un magasin dont ils partagent les frais et, où ils assurent la vente en alternance. Plutôt qu’un jambon, trop gros pour les 8 personnes que nous sommes, nous optons pour une épaule, fraiche. 8 kgs quand même.

Démailloté.

Démailloté.

Je me charge du foin de Crau, pas trop sec encore vert et bien parfumé. Jean-Pierre enroule la viande dans un beau volume de foin (environ le contenu d’un bon sac plastique), puis emmaillote le tout dans un torchon résistant, noué pour éviter que le foin ne se disperse. Puis l’épaule est installée sur un lit de carottes, oignon piqué de clous de girofle, navet, rave dans une sacrée cocotte, couverte d’eau froide. Elle va cuire doucement pendant 6 heures. Au bout de ces 6 heures, on démaillote, on gratte le porc pour enlever le foin. Et il n’y a plus qu’à tailler de belles tranches et à déguster, y compris couenne et gras, en l’occurrence accompagné d’un gratin dauphinois.

Prêt à consommer.

Prêt à consommer.

Le foin parfume superbement le jambon, odeur légèrement mentholée, riche des nombreuses variétés florales, graminées et autres. Nous nous régalons. Un soir, puis plusieurs pique-niques. Une telle pièce de viande, bon marché, permet de nourrir 15 à 20 personnes pour un repas festif et très savoureux.

Il s’agirait d’une recette de Paul Bocuse. Merci M’sieur.

Charcuterie Farigoulette à Seynes et aux marchés de Nîmes et Uzès, à ne pas rater.

P1110238C’est une magnifique journée, la mi-octobre est passée, cela n’empêche pas le soleil de briller et le thermomètre affiche plus de 25°. C’est le jour que j’ai choisi pour visiter Uzès. Son site, son histoire prestigieuse, l’architecture sont prometteurs. Qui plus est, nous sommes samedi, jour de marché. Au mot Uzès, je pensais village et me trouve dans une ville au-delà de mes espérances par le nombre et la magnificence des édifices. Mais ce n’est pas l’objet de mon billet.

Pour ce qui est du marché… déception. Comme beaucoup trop souvent, j’y faisais allusion dans mon récent article sur le marché de Sénas, on se trouve face à un « copier-coller » de nappes supposées provençales, d’herbes dites de Provence etc. Côté alimentation, bof, bof. Les vendeurs sont dispersés dans la ville, coincés entre un stand de chemises et des poteries probablement importées de Chine.

Concentration.

Concentration.

Au milieu de ce fatras, peu intéressant, imperturbable, une petite fille est installée sur la marche d’un perron. On joue des coudes autour d’elle, mais rien ne peut l’atteindre. D’où vient une telle concentration ? Joue-t-elle déjà, elle n’a que 3-4 ans, avec une console de jeux ? Et bien non, elle déguste. L’enfant a disposé sur ses genoux un papier couvert de tranches de saucisson, dont le nombre décroît tout doucement mais inexorablement au rythme de sa dégustation. Juste en face un stand de charcuterie. La file d’attente est longue, bon signe. L’étal est alléchant. J’interroge mes voisins de file sur ce qu’ils recommandent, réponse claire « tout est excellent ».

Le jambon à l'os.

Jambon à l’os.

Un jambon à l’os et un jambon cru voisinent. Tous deux sont coupés en tranches épaisses et la tendreté paraît indiscutable. Saucisses d’herbes et à ne pas confondre avec saucisses aux herbes ; la saucisse d’herbes est composée pour moitié de blettes et pour moitié de viande. La caillette et le fricandeau sont côte à côte. Pâtés, boudin, porc frais ou demi-sel… Classiques et spécialités locales sont au programme. Qui plus est à prix assez doux.

Caillette.

Caillette.

Il y a du monde, mon tour arrivé, je me censure pour ne pas discuter et interroger le charcutier sur ces produits, la provenance du porc… Ce n’est que partie remise, que ce soit au marché d’Uzès, à celui de Nîmes ou dans leur boutique à Seynes, notre charcutier de la Farigoulette  n’échappera pas à ma curiosité.

Vient la dégustation, je suis conquise par les jambons, moelleux, tendres, justement assaisonnés et peu salés. Le boudin ne me convainc pas tout à fait : un peu trop fade. Mon amie Lucie trouve la caillette un peu grasse, c’est vrai qu’elle l’est plus que la caillette de Monsieur Arnaud (le charcutier de Mouries, je vous en parlerai prochainement), mais je la trouve pas mal. J’ai goûté l’andouillette, très bonne, bien assaisonnée, pas grasse du tout, elle n’a pas du tout l’odeur qui peut m’indisposer à la cuisson. Elle mériterait des morceaux de viande un tout petit peu plus gros. Il faudra attendre leur sortie du congélateur pour que je me prononce sur les saucisses d’herbes.

Saucisses d'herbes.

Saucisses d’herbes.

Une chose est sûre, autant j’ai du mal à trouver en Provence des boulangers dignes de ce nom, autant côté charcuterie la région se tient très bien.

Charcuterie Farigoulette, Seynes : 04 66 83 70 65

 

Les olives cassées de la vallée des Baux à la fête des olives vertes de Mouriès.

olives cassees 7Chaque année, fin septembre, Mouriès (13)  – première commune oléicole de France annonce le panneau à l’entrée du village- célèbre les olives vertes. C’est un week-end de fête qui propose notamment un fabuleux défilé, des dégustations plus particulièrement d’olives cassées et un grand concours de casseurs d’olives (catégories homme, femme et enfant) qui utilisent le fond d’un verre.

Olives cassées.

Olives cassées.

Les premières olives sont cueillies et transformées en « olives cassées ». C’est une préparation typique des Alpilles et qui fait l’objet d’une AOC « olives cassées de la vallée des Baux ». Seules deux variétés d’olives bénéficient de cette appellation. La date de cueillette est fixée par arrêté préfectoral. Les olives vertes et fraiches sont cassées mécaniquement (rouleaux en fonte) sans être écrasées. Pour enlever l’amertume, elles sont couvertes d’eau froide changée chaque jour pendant plusieurs jours. Une fois l’amertume disparue, les olives sont plongées dans une saumure principalement avec du fenouil.

Le fenouil.

Le fenouil.

 

Ces olives sont à déguster jusqu’à la fin d’année, pas plus tard. La qualité de l’olive, la « désamérisation » (fréquence et nombre de jours de rinçage des olives), enfin la qualité (fenouil ou extrait naturel) de la saumure et sa composition (certains y ajoutent du laurier et/ou du thym) différencient les olives cassées.

Le pays aveyronnais.

Le pays aveyronnais.

Pour revenir au défilé, il s’agit d’un grand cortège qui célèbre, en musique, la culture provençale traditionnelle et ses terroirs : la vigne, les fruits et légumes, bien sûr les olives…. D’autres terroirs sont représentés : le pays aveyronnais venu avec deux magnifiques boeufs, le pays varois… Les participants sont en costume pour la plupart reconstitués fidèlement, les attelages, outils et accessoires sont d’époque.

olivier 4Cela peut paraître ringard. En fait c’est simplement magnifique et festif. On perçoit sincèrement la fierté des groupes qui défilent, toutes générations confondues. Certains passent tout leur temps libre dans la confection des costumes : recherche du modèle à reproduire et du savoir-faire associé, chinage du tissu, des rubans et dentelles et bien sûr la couture. Leur calendrier annuel est rythmé par les fêtes auxquelles ils participent et je peux presque dire que la vie s’organise autour de cela. C’est assez émouvant.

En tout cas le résultat est une réussite et les spectateurs, dont je fais partie, ne boudent pas leur plaisir.

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Dans l’olivier tout est bon…

champ d'oliviers, Alpilles.

champ d’oliviers, Alpilles.

A l’occasion de la fête du patrimoine, l’association Les Chemins du Patrimoine d’Eyguières (13) organise une conférence consacrée à l’olivier. Un minimum pour la Provence, une des patries de l’olivier. Et une évidence pour la médiathèque, ex moulin à huile, qui accueille la conférence. En 1930, Eyguières fermait son dernier moulin à huile, après en avoir compté jusqu’à 16 entre le XVIème et le XIXème siècle. Petite lueur, Denis Fage est en train de créer un moulin qui devrait ouvrir pour la saison, en novembre.

La médiathèque d'Eyguières, ancien moulin à huile.

La médiathèque d’Eyguières, ancien moulin à huile.

Mais revenons à notre conférence. Christian Argenson, directeur de l’Association Française Interprofessionnelle de l’Olive (AFIDOL), est aux manettes. Christian Argenson est fasciné par cet arbre, dont la culture fait appel à la main de l’homme, ce qui, dit-il, lui donne un caractère social. En Andalousie, autrefois, les écoles fermaient pendant les récoltes, mettant à disposition un complément de main d’œuvre. Aujourd’hui, les Nord Américains veulent planter des oliviers au Mexique et ainsi tenter de sédentariser la population.

L’histoire de l’olivier ne date pas d’hier. L’olivier sauvage est antérieur à 8000 ans av JC dans la corne de l’Afrique. Sa culture date de 7500 av JC, elle démarre en Asie Mineure (Syrie, Perse, Liban, …). Avec les Phéniciens (Syriens), voyageurs et conquérants, l’olivier part à la conquête de la Méditerranée par le sud. Pour l’anecdote, pourquoi par le sud, simplement parce que les bateaux des Phéniciens n’étaient pas équipés de gouvernail, leur route était conditionnée par le sens de l’eau de la Méditerranée, le sens des aiguilles d’une montre. L’olivier arrive donc en Turquie, Afrique du nord, Andalousie… Puis en Grèce. Un peu plus tard, il y a une vingtaine de siècles, les Romains se l’approprient et développent sa culture en Provence.

Olives cassées.

Olives cassées.

Dans l’olivier tout est bon. L’huile d’olive, et les olives, représentent un élément essentiel du fameux régime crétois. Au-delà de cela, la liste des utilisations des produits de l’olivier est impressionnante et hétéroclite :

  • Les savons d’Alep et de Marseille dont l’huile d’olive est la base.
  • L’oléo-thérapie : les athlètes grecs s’enduisaient d’huile d’olive pour se protéger du soleil et chauffer leurs muscles ; cette huile était ensuite récupérée et utilisée pour l’éclairage. Les soldats d’Hannibal, oui celui avec les éléphants, se sont enduits le corps d’huile d’olive pour se protéger du froid lors de la traversée des Alpes.
  • Les grignons (noyaux concassés, pulpe) sont utilisés comme fertilisants ; combustibles ; alimentation animale (pulpe) ; … et fleurette pour pain ou pizza, il s’agit de la poudre de noyaux dont on saupoudre le pâton afin d’éviter que le pain ne colle sur la sole à la cuisson.
  • Les feuilles pour le traitement de tension artérielle.
  • Le bois est à l’origine de charbon de bois ou utilisé dans l’artisanat.

    La fête des olives vertes, Mouriès, 20 & 21/09/ 2014.

    La fête des olives vertes, Mouriès, 20 & 21/09/ 2014.

La France est, sur le plan quantitatif, un petit producteur (0,3% de la production mondiale) et un petit consommateur (1,5 l par an et par habitant vs environ 20 l par an et par habitant en Grèce) d’huile d’olive. En revanche elle se caractérise par ses AOC et ses huiles mono-variétales.

Un enjeu majeur pour l’AFIDOL est l’amélioration de la qualité. Pour cela il faut batailler dur contre les tentatives de détournement de la réglementation ou de culture intensive des Australiens, Etats-Uniens, Argentins, voire Espagnols. Du côté de Barcelone (mais aussi quelques tentatives en France), des producteurs plantent en haies fruitières des arbres nains de la variété arbequine. Ce type de plantation permet d’augmenter la densité à l’ha et d’utiliser des machines à vendanger. Par ailleurs les arbres produisent après 3 ans, au lieu de 6. En revanche le calcul est court terme : dès 12 ans la production dégringole.

Les principales variétés du midi de la France.

Les principales variétés du midi de la France.

Par ailleurs, une généralisation à une seule variété pourrait conduire à une standardisation et une perte de typicité des terroirs.

Autre menace, le ver, dû à la mouche entraine l’oxydation donc un rancissement de l’huile.

L’année 2014 sera un cru médiocre du fait des pluies trop abondantes. La nature fait son œuvre. En revanche, reste à la main de l’homme, l’entretien et le maintien de la typicité des nombreuses variétés d’olive qui font la spécificité des pays, régions et départements. huile d'olive

Pour vous en convaincre, n’hésitez pas à vous faire une petite dégustation d’huiles d’olive.

Michel Bras à Toulouse : la street food suit son chemin.

Lors de mon précédent billet je vous parlais de ma migration, elle s’accompagne de travaux et je mets la main à la pâte. Peu de temps donc à consacrer à des découvertes et à mon blog, un peu en jachère ces derniers temps.

Je partage avec vous l’article de Slow Food consacré à l’initiative toulousaine de Michel Bras. Le très très grand chef propose à Toulouse un lieu de « restauration rapide dédié à une cuisine saine, équilibrée, saisonnière, accessible, qui se déguste sur place ou en chemin ». 

« Le Capucin » est à la fois le nom du lieu et de la galette qui y est servie. Cette « galette en forme de cône, à base de farine de sarrasin et de froment, est à la fois croustillante et moelleuse, cuite sur l’instant et garnie des produits locaux choisis et cuisinés selon les recettes de Michel et Sébastien Bras ». Je n’ai pas goûté mais l’intégrité de l’homme est une garantie. 

La street food suit son bonhomme de chemin.

Et vous, êtes vous un adepte de la « street food » ?