Archives mensuelles : avril 2015

Fleur de cognassier, simplement

P1110438Le coing apparaît au premier abord comme un fruit un peu ingrat. L’éplucher est un calvaire et les préparations sont un peu limitées. Nous connaissons surtout la gelée, la pâte –friandise dont je me régale et qui va si bien avec des fromages, Ossau Iraty par exemple-, plus rarement la confiture. J’aime aussi le pudding aux coings. De temps en temps je l’utilise dans des plats salés : pour farcir une volaille -une oie- ou dans un tajine.P1110449

Il a un autre atout que j’ai découvert l’an dernier : sa fleur. La fleur du cognassier est de toute beauté, d’une grande délicatesse. Cette année, j’ai saisi l’occasion de sa floraison pour en faire quelques photos, après la pluie, que je partage avec vous. Simplement.P1110439

Jusqu’à quand les oliviers symboliseront-ils le paysage provençal ?

Les Alpilles, champ d'oliviers.

Les Alpilles, champ d’oliviers.

Aujourd’hui, si vous pensez Provence vient immédiatement à l’esprit l’olivier qui représente la région. Mais jusqu’à quand ?

En effet l’olivier et son fruit subissent menace après menace.

L’an dernier, la mouche a sévèrement piqué les olives. Ce qui les fait tomber prématurément. Résultat dès le mois d’août, les oliveraies étaient jonchées d’olives ratatinées et piquées. Ainsi, la production d’huile d’olive a été particulièrement faible en Provence. Un cultivateur, qui a pourtant traité à 2 reprises sa plantation, m’expliquait qu’il a ramassé 400 kgs en 2014 au lieu de 1000 kgs en 2013.

Mouriès, fête des olives cassées.

Mouriès, fête des olives cassées.

Les hivers particulièrement doux – que ce soit l’an dernier ou cette année, le gel a été quasi inexistant – ne permettent pas de tuer les larves de la mouche enfouies dans le sol. Il y a donc fort à parier qu’en 2015 également la sacrée bestiole fasse des siennes.

Cela ne s’arrête pas là. Une autre menace apparaît. L’exploitant que j’évoquais me raconte qu’une bactérie a fait son apparition en Italie du sud, elle s’attaque à l’arbre et l’assèche. Ce n’est plus seulement le fruit qui est donc menacé mais également l’arbre puisque la bactérie se nourrit de sa sève. Cette bactérie ne s’installe pas uniquement dans les oliviers mais aussi dans d’autres arbres fruitiers (amandiers, agrumes, lauriers roses, …).

Depuis cette discussion j’ai lu plusieurs articles sur le sujet. Je partage avec vous la lettre de l’AFIDOL et le billet paru dans l’Observatoire des aliments. Aujourd’hui malgré les recherches engagées aucune parade n’a été mise en place.

les Alpilles, amandier et oliviers.

Les Alpilles, amandier et oliviers.

La vigilance s’impose donc. Cela signifie que cultivateurs mais aussi particuliers doivent être particulièrement attentifs à l’origine des arbres achetés pour éviter d’introduire la bactérie dans la région où aucune attaque n’a encore été enregistrée.

Espérons que l’olivier restera encore longtemps le symbole de la Provence.