Archives mensuelles : mai 2013

Asperges (suite) – les asperges violettes

Asperges violettes.

Asperges violettes.

Je vous disais fin avril que je vous réservais une surprise sur les asperges. Ma surprise se fait attendre, météo oblige.

Pour patienter, je partage avec vous ma découverte des asperges violettes lors de mon récent séjour dans les Alpilles (rappelez-vous la pizza Brun à Maussane).

Jusque là, j’appelais « violette », l’asperge blanche dont la pointe est violette ou plutôt violacée. Celles dont je vous parle aujourd’hui n’ont rien à voir. Elles sont d’une couleur magnifique, intense, uniforme, d’un violet sombre, aubergine.Epicerie3

Nous les avons dégustées, avec une vinaigrette, et en comparaison avec des asperges blanches, et des vertes. Nous sommes 4 autour de la table à découvrir les asperges violettes et nous sommes séduits par leur délicatesse, leur finesse et leur léger goût noisette.

Et vous les avez-vous déjà goûtées et pouvez-vous m’éclairer sur ces asperges violettes et leur origine ?

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La Pizza Brun à Maussane-les-Alpilles (13), un incontournable

Quelques tables sur le trottoir, Pizza Brun.

Quelques tables sur le trottoir, Pizza Brun.

L’été est dans moins d’un mois et on y croit. Encore que. En tout cas histoire d’en avoir un avant goût, j’ai fait récemment une escapade en Provence, dans les Alpilles.

Si vous passez par là, la pizza Brun est un incontournable. Colette et Brun(o) – oui il s’appelle Bruno Brun- sont installés à Maussane et nous régalent de leurs pizzas.

"Colette et Brun".

« Colette et Brun ».

Les Brun, c’est d’abord leur gentillesse, leur convivialité et leur sourire toujours au programme.

Puis c’est la pâte à pizza, une petite merveille, fine et croustillante à souhait et bien sûr cuite au feu de bois.Pizza Brun92

Et enfin, la garniture. La carte inclut une trentaine de variétés pizzas, dont une dizaine de nouvelles à chaque saison.

La dernière fois, nous nous sommes partagé la soleillade : tomate, brousse, pignons de pin, sauce basilic, emmenthal, olives et herbes. Un délice. Nous l’avons dégustée devant la pizzeria sur une des tables dressées sur le trottoir, avec un verre de rosé qu’on se sert soi même ; on plonge dans le réfrigérateur et, directement, au cubi, on se verse son verre de rosé.

Collection printemps-été 2013, la soleillade.

Collection printemps-été 2013, la soleillade.

C’est comme ça à la Pizza Brun et c’est bien.

Pizza Brun, 1 rue Edouard Foscalina
Maussane les Alpilles, 04 90 54 40 73

Restaurant Chez Casimir : Un pain, c’est tout.

La motte de beurre, compagnon du pain.

La motte de beurre, compagnon du pain.

En écrivant et postant récemment mon billet sur le restaurant « Au Passage », je me suis remémoré leur pain. Excellent et assez dense, comme je l’aime. Je les avais interrogés sur la provenance : le pain est fait par le restaurant « Chez Casimir » qui a son propre four à pain. J’avais plusieurs fois cédé à cette gourmandise et fait le détour par la rue de Belzunce pour y acheter cet excellent pain –oui c’est possible.

En voyant les récents papiers sur la toute nouvelle enseigne « La pointe du groin », recommandée pour ses sandwiches, j’ai voulu tester Casimir, voisin et appartenant au même propriétaire.

La salle pourrait être belle, il y a quand même du travail, entre le faux plafond et la « fresque », ça craint un peu. Passons.

Côté service, un peu lourdingue également.

Chez Casimir, l'ardoise du déjeuner.

Chez Casimir, l’ardoise du déjeuner.

Et la cuisine ?

L’ardoise est plutôt sympa et me laisse croire que le reste n’est que superficiel. Je retiens un bouillon de langoustines et petits légumes et mon voisin un carpaccio de pieds et tête de cochon au raifort. Son carpaccio pourrait être bien mais la salade et son assaisonnement sont beaucoup trop vinaigrés, et on en oublie la fine tranche de cochon. Mon bouillon, c’est du bouillon et des cubes de carottes, rien de bouleversant.

Le cochon de lait est pas mal même si on a vu plus croustillant et plus fondant.

Le cochon de lait et pommes de terre grenaille.

Le cochon de lait et pommes de terre grenaille.

Le dessert, tarte fine aux pommes et glace vanille est correct.

En résumé, je préfère retenir le pain, un point c’est tout.

Pour le pain… Restaurant Chez Casimir – 6 Rue de Belzunce, 75010 Paris – 01 48 78 28 80

Restaurant Septime, Bertrand Grébaut propose une cuisine inventive, précise, à la fois simple et sophistiquée.

Septime.

Septime.

Ca y est, j’ai enfin pu avoir une réservation pour le restaurant Septime. Merci au super grand viaduc de l’ascension et vive Paris déserté. J’avais essayé de nombreuses fois sur le site, au téléphone et chou blanc. Donc j’y suis. J’aime ce décor simple, brut, juste coloré par des bouquets de fleurs et bien sûr les assiettes (et les verres). L’ambiance est sympathique et le service précis, aimable et simple. Bien sûr c’est bondé (et bruyant).

La carte est simple, comme la déco, juste les produits. Pas de formule alambiquée ou simili poétique, pas de vocabulaire technique qui ne signifie rien pour la plupart des gens. Les produits à eux seuls et leurs associations incitent au rêve, m’intriguent ; je me demande comment cela va fonctionner.

Le menu.

Le menu (c’est ma photo qui est « pourrie »).

Et cela tombe bien, j’ai le temps de rêver, mes amis sont en retard. J’en profite pour lire et relire le court menu, regarder les assiettes servies et la tête des convives en dégustant, et je salive un maximum.

C’est le déjeuner et je choisis la « formule » entrée-plat-dessert à 28, d’autant qu’une des entrées me met franchement l’eau à la bouche. Asperge, noisette, cédrat.

Deux asperges vertes, une asperge blanche, des petits tronçons d’asperges vertes, des éclats de noisette pas trop petits, du cédrat (peau et pulpe) émincé très fin, des rondelles de radis translucides, un peu d’anchoïade et du pourpier (une variété que je découvre avec sa feuille ronde). J’ai oublié de demander s’il était sauvage et cueilli par Stéphane Meyer, « le » cueilleur de plantes sauvages qui travaille avec Grébaut.

Asperges, noisettes, cédrat.

Asperges, noisettes, cédrat.

Revenons à mon entrée, du croquant, du craquant, de l’acide, de l’onctueux, mousseux. J’ai adoré. Cela me fait penser à Michel Bras et à son gargouillou. Précis et à la fois simple et sophistiqué.

Puis, cabillaud de Saint Jean de Luz, pommes de terre fumées, des feuilles de chou grillées, cresson et beurre citronné. Le poisson est épais, parfaitement cuit. Très bon, cela marche bien.

Ricotta, oseille, orange.

Ricotta, oseille, orange.

En dessert, ricotta vanillée et allégée, sorbet à l’oseille, noix de macadamia, crumble de sucre muscovado, petits morceaux d’orange et de pamplemousse (j’aurai juste limité à l’orange ou bien j’aurai choisi un pamplemousse moins amer, j’ai trouvé que son amertume ne se mariait pas très bien avec les autres saveurs).

La cuisine de Bertrand Grebaut surprend, réjouit. Merci.

C’est la fête du pain jusqu’au 19 mai !

Des pains fabriqués par les enfants.

Des pains fabriqués par les enfants.

C’est actuellement la fête du pain en France.

A cette occasion, et jusqu’au 16 mai, animations et informations sur le pain et les céréales sont proposées sur le parvis de Notre Dame à Paris.

Les enfants peuvent y confectionner leur pain. On peut y observer un fournil géant et les boulangers à l’ouvrage. Un petit jeu nous invite à reconnaître différentes odeurs que l’on peut associer au pain (malt, levure, farine, noisette, …). Un stand est dédié aux céréales.

Des céréales.

Des céréales.

Un autre nous fait découvrir différents types de pains issus du monde entier. C’est d’ailleurs cet espace et sa présentation de différents pains qui m’a particulièrement séduite.

Pain de Turquie.

Pain de Turquie.

Leur forme, leur couleur, leur texture, leur légèreté ou au contraire leur densité, leur odeur, leur décoration… Quelle diversité ! Seul bémol, j’aurais bien aimé les goûter.

Bien sûr, côté marchands du temple, des points de vente de pains et pâtisseries, que je n’ai pas testés sont à notre disposition.

Pains du monde.

Pains du monde.

Egalement du 13 au 19 mai, des (les ?) boulangeries devraient proposer des animations en magasin et accueillir des écoliers. Rendez-vous chez vos boulangers. A suivre !

Ouisharefest – échange, partage, troc, récupération : des pistes pour manger différemment.

Ouisharefest au Cabaret Sauvage à la Villette.

Ouisharefest au Cabaret Sauvage à la Villette.

La Ouisharefest avait lieu la semaine dernière au « Cabaret Sauvage », un chapiteau et lieu charmant, à la Villette. Kezako Ouisharefest ? C’est la grande fête de l’économie collaborative. Et encore ? Concrètement l’économie collaborative est un mode de production et de consommation différent notamment fondé sur la force des communautés –via le net, entre autres- et où partage, échange, troc, vente ou location sont de mise.

Savoir faire à échanger.

Savoir faire à échanger.

Dans une ambiance très conviviale, la journée de samedi proposait des conférences, tables rondes, ateliers… destinés au public et autour de l’économie collaborative.

J’ai ainsi participé à une table ronde « Foodsharing ». Parmi les participants, Slow Food et Disco Soup dont je vous ai déjà parlé, et super-marmite.com, et Beyond croissant.

Olivier a créé super-marmite.com très simplement pour permettre de partager un savoir faire –la cuisine- et de bien manger. Une alternative pour lui au fast food. Sur ce site, vous pouvez proposer ou réserver un plat avec participation aux frais. Côté savoir-faire, les évaluations en ligne des plats permettent d’apprécier le profil de la personne qui a cuisiné le repas. La mise en relation se fait essentiellement sur la France. IMG_20130504_115050

Autre initiative, celle de Sarah, voyageuse, qui avait envie de rendre ses voyages uniques et de ne pas se limiter aux bons plans des guides et aux photos cartes postales. Son site, Beyond Croissant, propose de partager un repas chez et avec l’habitant. Celui qui est prêt à accueillir des voyageurs, le « Foodfellow », s’inscrit sur le site et les voyageurs intéressés font de même en précisant la ville, le pays où ils sont et à quelle date. Les hôtes décident de recevoir gratuitement ou non, le paiement se fait en ligne. Dans l’esprit, il s’agit quasiment de se trouver comme une bande de copains au bout du monde –ou pourquoi pas dans sa propre ville.

A propos de partage, vous connaissez des initiatives dans ce domaine ?

Restaurant Au Passage, simple et de bon goût.

Restaurant Au Passage.

Restaurant Au Passage.

J’étais au restaurant Le Passage par un déjeuner d’hiver glacial. Et ce n’est pas si loin, pluie et vent glacial me le rappellent.

Dès le premier coup d’œil de la rue, je redoutais la grande salle, vide –c’est le début du service-,  laissant craindre un chauffage poussif ayant du mal à la réchauffer. Tout faux. Vide mais pas longtemps, elle s’est très vite remplie, tout en permettant de continuer sa conversation sans crier. Et puis, elle est confortable, tables espacées, convenablement chauffée.

L’accueil et le service sont sympas, les vins biodynamiques.

Le lieu jaune.

Le lieu jaune.

Une fois de plus, c’est tendance, on est à l’ardoise. J’aime autant. Une carte courte garantit la fraicheur des produits et du « fait maison », pas si fréquent.

Le menu du marché, à 18 euros, nous propose un consommé de cochon et persil, puis du quasi de veau (sa couleur parle pour lui -et pour moi)) ou du lieu jaune et pour finir un bread and butter pudding.

Le quasi de veau basque.

Le quasi de veau basque.

Simple et de bon goût.

Restaurant – Au Passage, 1 bis Passage Saint-Sébastien Paris 11ème – 01 43 55 07 52