Aujourd’hui je me la joue, c’est dégustation de caviars. Pouët pouët !

J’avais une bonne surprise en ce début d’année : j’avais gagné sans aucun effort un lot prestigieux. Le concours auquel j’avais répondu, sans conviction, m’avait permis de recevoir du caviar… pour près de 800 euros de caviar avec sa pelle et sa cuillère en nacre, le tout offert par Caviar Passion : 4 boîtes de 20gr de caviar Baeri sélection (d’Europe), de caviar esturgeon blanc, de black édition (Baeri élevé en Asie), de caviar premium sélection et 125 gr de caviar Beluga.

Les 5 caviars à déguster.

Les 5 caviars à déguster.

J’invite 2 amis, gourmets, pour faire notre dégustation. Je travaille mon sujet, quels sont ces différents caviars, leurs origines, les conseils de dégustation, les accords, la température, l’ordre de dégustation des 5 variétés…

Déjà une première confirmation, tous sont des caviars d’élevage.

De nombreux pays se sont mis à l’élevage des baeri, l’esturgeon le plus commun : Chine, Uruguay, de nombreux pays d’Europe dont la France (on parle alors du caviar d’Aquitaine, car essentiellement produit en Gironde). C’est aussi le plus petit esturgeon, maximum 10 kgs. L’esturgeon blanc migre entre les grands fleuves de la côte ouest américaine et le Pacifique. On l’élève aujourd’hui en Californie et en Italie. Le caviar dont est issu le premium sélection provient du métissage de deux esturgeons, le shrenckii (même branche que le baeri) et le dauricus (même branche que le beluga). Ces esturgeons sont élevés en Chine, sur les rives du fleuve Amour.

Le beluga Caviar Passion.

Le beluga Caviar Passion.

Quant au beluga, il provient d’esturgeons de 50kgs en moyenne et c’est le plus prestigieux et le plus rare. Celui-ci provient d’un élevage iranien.

Passons aux travaux pratiques. Le caviar baeri sélection, aux petits grains bruns gris, nous a unanimement laissé de marbre. Peu d’intérêt. L’esturgeon blanc, au grain noir olive, plus gros que le précédent, est au début plus doux et s’avère plus fort, plus iodé en fin de bouche. Le premium sélection d’une belle couleur ambrée, iodé, avec un grain qui roule bien dans la bouche était pas mal. Concernant le beluga, déception, est-ce dû au fait que les grains semblaient avoir été comprimés dans leur boîte, nous n’avons pas retrouvé le côté « roulant » du précédent. En revanche, ils étaient assez croquants, craquants, et d’une bonne longueur en bouche.

Ma boîte de caviar ossetra URSS, Petrossian.

Ma boîte de caviar ossetra URSS, Petrossian.

Vous percevez probablement un manque d’enthousiasme de ma part, encore plus si je ramène cela au prix de vente.

Je préfère garder le souvenir d’un osciètre de Petrossian que j’avais dégusté, il y a une vingtaine d’années (plus de 20 ans même, puisqu’il est marqué « URSS » qui a disparu en 1991). Il me laisse encore un souvenir fabuleux par sa couleur entre gris perle et bronze doré, la taille des grains, leur fermeté, la délicatesse de son goût iodé. Alors restons-en là.

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4 réflexions au sujet de « Aujourd’hui je me la joue, c’est dégustation de caviars. Pouët pouët ! »

  1. Laurent Deverlanges (@Hagrid31)

    Bon travail documentaire pour cette dégustation et dommage que les produits ne soient pas à la hauteur !
    Certains caviar d’élevage d’aujourd’hui sauraient pourtant rivaliser une votre boîte de caviar sauvage des années 80 (je fais référence au Wall Street Journal, il y a 10 jours qui appelle le Caviar d’Aquitaine « le nouveau Beluga »)… mais dommage vous n’avez pas eu de caviar français dans votre dégustation : sans doute de l’Italien, de l’Américain, du Chinois et du Bulgare (ou peut être de l’Iranien ovulé pour le Béluga).
    Le caviar français est trop cher pour les négociants comme Caviar Passion qui leur préfèrent les produits les moins chers (leur métier c’est justement d’acheter pas cher pour vendre cher sur Internet). Les producteurs ne sont pas dupe non plus, ils leur envoient les produits les plus vieux, les oeufs les plus petits… la moindre qualité. Le seul qui est dupé dans l’affaire, c’est le consommateur, qui est forcément déçu par le produit et malheureusement par le caviar en général, comme vous avez pu l’être lors de cette dégustation.
    Pourtant aujourd’hui on peut manger du caviar sans « se la jouer », simplement entre amis pour un apéritif ou une entrée (ou en ingrédient dans un plat) ; mais en effet pour aller au delà des apparences, il est préférable d’avoir un bon produit.
    Et enfin, un conseil : pour ne pas rester sur une mauvaise impression, faites vous plaisir et goûtez un jour un caviar d’Aquitaine.

    Répondre
    1. blogdesdelices Auteur de l’article

      Merci pour votre commentaire. Le terme de « caviar d’Aquitaine » me paraît être utilisé de manière large et au delà de la seule production en Aquitaine. Existe une législation ou un encadrement de cette appellation ?

      Répondre
  2. Ping : Aujourd'hui je me la joue, c'est dégustation de caviars. Pouët pouët ... | Caviar France | Scoop.it

  3. coffret caviar

    Tout comme Laurant je trouve votre article très complet ! C’est vraiment dommage que les produits par contre….
    En ce qui concerne le caviar d’aquitaine, je sais que la maison Kaviari à ses fermes d’aquaculture en France, notamment en Aquitaine si cela peut vous aider, par contre je ne saurai vous dire pour une législation ou encadrement de cette appelation 🙂 !
    J’ai pu avoir la chance à Noel de déguster de leur caviar grâce à leur coffret qui reste accessible et très bon si cela vous intéresse !

    Répondre

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