L’étiquetage des poissons sur la sellette, poisson non identifié !

Les chiffres volent dans tous les sens avec le scandale dit du cheval. Les poissons sont eux aussi sur la sellette… Histoire de continuer à se faire peur, donc à redoubler de vigilance, voici quelques chiffres supplémentaires.

Oceana, une ONG américaine, a mené une enquête de 2010 à 2012, selon laquelle 33% des filets de poisson vendus aux Etats Unis sont mal étiquetés. Palme d’or de la tromperie : les restaurant de sushis largement en tête, puis les autres restaurants et enfin les magasins de vente.

La dorade de petits bâteaux, Bretagne sud.

Dorades de petits bateaux, Bretagne sud.

Déjà, des campagnes d’analyse menées en Suisse romande par la Fédération Romande des Consommateurs (FRC magazine n°27, avril 2010), faisaient état de 27% en 2006-2007 et 30% en 2010 de fraudes sur les poissons de mer. Les analyses génétiques menées en laboratoire dans le cadre de ces études avaient même étaient incapables d’identifier une espèce vendue comme du saint-pierre !

La plupart du temps, l’objectif de ces tromperies est simple : vendre cher et sous un nom de poisson coûteux une espèce bon marché. Par exemple, la limande-sole qui se transforme en sole.

En décembre dernier, j’avais visité Rungis et je m’étais interrogée (voir mon billet dans archives déc. 2012) sur certains poissons qui y étaient vendus, que je ne connaissais pas et que je n’avais jamais vu sur les étals des poissonniers. En y repensant, peut-être est-ce une piste de destination de ces poissons ?

Ces tromperies ne mettent pas en cause la santé, a priori, en revanche, il s’agit de fraude, et cela ne permet pas au consommateur de faire jouer son libre arbitre et sa conscience vis-à-vis des espèces en voie de disparition.

Alors que faire pour éviter, diminuer, ce risque : favoriser les filières courtes (minimum d’intermédiaires) et se fournir chez un poissonnier qui est capable de préciser d’où viennent les poissons (port de pêche, et pourquoi pas le pêcheur), privilégier des poissons entiers par rapport aux filets, et ne pas se raconter d’histoire sur les prix de ces produits.

Et vous, comment faites-vous pour limiter l’arnaque ?

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2 réflexions au sujet de « L’étiquetage des poissons sur la sellette, poisson non identifié ! »

  1. Ariane

    J’ai déjà constaté en effet que c’était très difficile d’avoir des infos chez le poissonnier de quartier mais pas trop envie de faire de la paranoia non plus. Si on achète du poisson Picard, cela semble un peu plus précis (pays…) 😉 Notre projet du moment, c’est de faire un peu de chemin pour acheter du poisson chez Terroirs D’Avenir où c’est clair et de top qualité

    Répondre
    1. blogdesdelices Auteur de l’article

      Il y a un réel effort à faire de la part de la plupart des poissonniers de quartier s’ils ne veulent pas poursuivre leur descente aux enfers et leur disparition. Un peu plus de professionnalisme, la capacité à expliquer l’origine des produits seraient les bienvenus. Ce que Terroirs d’avenir a bien compris avec ses poissons en provenance de l’Ile d’Yeu ou de Saint Jean de Luz.

      Répondre

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