Le marché de Rungis, jeudi 20 décembre, un régal.

Pour Noël, je reçois un superbe cadeau : Patrick m’amène à Rungis. Juste avant les fêtes de fin d’année, il s’agit d’une semaine déterminante pour le chiffre d’affaires annuel des métiers de bouche.

Le pied bleu.

Le pied bleu.

Rungis est une ville, douze mille personnes, avec une succession de bâtiments, entrepôts, restaurants, cafés, au milieu desquels on circule en voiture ou au camion. L’agitation est maximale et la circulation dense, nous devons être vigilants dès que nous passons d’un bâtiment à un autre. Rungis ne se limite pas au marché de produits alimentaires (et horticulture) mais aussi à tous les services, produits, et articles connexes au secteur (du couteau au frigo professionnel en passant par les sacs d’emballage).

Mais soyons clairs, ce sont les produits qui m’intéressent.

Les ormeaux de Molène.

Les ormeaux de Molène.

Nous commençons par le pavillon de la marée. Bien sûr ce qui frappe au premier abord, c’est la quantité de produits. Normal, on est à Rungis. Puis la fraîcheur des poissons : l’œil brillant et vif, les ouïes bien rouges, le corps raide et en quelque sorte arcbouté. Ensuite la taille des poissons : la plupart d’entre eux sont entiers, non débités et peu de filets sont levés. Par rapport à l’étal du poissonnier, beaucoup plus de « grands » poissons, puisqu’ils ne sont pas encore découpés, mais aussi parce que les plus beaux produits, souvent destinés à la restauration de luxe, sont présents. Beaucoup de poissons ou fruits de mer prestigieux sont proposés, fêtes obligent. Turbot, barbue, Saint-Pierre, Saint-Jacques et gambas king size ou jumbo, …

La Saint Jacques king size de Norvège.

La Saint Jacques king size de Norvège.

Patrick me précise qu’en période normale, un plus grand nombre d’espèces de poissons est présenté, dont certaines ne sont pas à l’étal de nos commerçants. Que deviennent-elles donc ? Un jeudi 20 décembre à 4h30 les grossistes sont peu enclins à tailler la bavette avec un particulier… Le mystère reste donc entier pour moi. A suivre. Les caisses portent le nom de l’espèce, la mention de la zone de pêche, la date de conditionnement, les mentions « sauvage », « petits bateaux », et autres éléments de traçabilité.

Les dorades royales de petits bateaux.

Les dorades royales de petits bateaux.

Des bourriches d’huîtres sont à perte de vue, cette période représente la moitié du chiffre d’affaires des ostréiculteurs. J’en profite pour acheter des « Gillardeau » n°3 (spéciales de Marennes), le top. Et je serai déçue… pas par le goût en lui-même, elles sont toujours aussi délicates, subtiles et légèrement sucrées. Mais, à l’exception de 2 ou 3 d’entre elles, je n’ai pas retrouvé les huîtres bien charnues, voluptueuses que je connaissais, et cela altère considérablement leur longueur en bouche.

Les oies d'Anjou.

Les oies d’Anjou.

On passe ensuite au pavillon des volailles et du gibier et je ne suis pas déçue. J’attendais avec impatience de voir les chapons emmaillotés, les oies grasses -et gracieuses- joliment disposées dans leur carton, les dindes XXL. Et je ne suis pas déçue. Je peux admirer et comparer les habits de fête des chapons : la maille du col de celui-ci qui est différente du reste de l’habit, un plissé sur le poitrail d’un autre, ou encore un bouton disposé à la croisée de petits plis, et ce petit cardigan bleu myosotis pour un autre. Outre l’aspect esthétique, grâce au maillot dans lequel le chapon est enveloppé, la graisse est mieux répartie et imprégnée dans ses chairs, cela offre plus de moelleux en bouche.

Le chapon de Bresse.

Le chapon de Bresse.

Le mini chapon du Gers.

Le mini chapon du Gers.

A la délicatesse des habits de ces volailles de fêtes s’ajoutent des plumes harmonieusement mises en valeur. Un régal. Le gibier aussi est là, à foison, col vert, coq faisan, lièvre, sanglier…

Le mini chapon, Saint-Médard.

Le mini chapon, Saint-Médard.

Et bien sûr il y a les autres pavillons : viandes, fromages, fruits et légumes, fleurs… Mais, j’ai tellement profité des pavillons de la marée et des volailles et gibiers que nous parcourons un peu plus rapidement les autres pavillons. 

Merci Patrick pour cette visite.

http://www.rungisinternational.com/fr/jaune/visiter_rungis/index.asp

http://www.visiterungis.com/particulier-visite-de-rungis

http://www.speciales-gillardeau.fr/fr/accueil#/fr/accueil

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2 réflexions au sujet de « Le marché de Rungis, jeudi 20 décembre, un régal. »

  1. un autre michel

    un temps d’arret et une invitation a decouvrir les profondeurs de notre etre, subtiles, fretillantes – quel bonheur des sens. Le monde externe n’est-il pas le miroir de notre monde interne, ce monde du possible rendu possible par le titillement de nos sens. Merci a toi et puisses-tu continuer a nous inspirer

    Répondre

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