Food street : delicatrucks aux Beaux Arts, 9 et 10 nov 2012

La street food était à l’honneur la semaine passée.C’est une tradition ancienne et qui perdure sur tous les continents. Dans nos banlieues parisiennes, ravitaillées par les corbeaux, où s’implantent des entreprises à la recherche de loyers à bas coût, c’est une initiative qui se développe et qui a un sens réel. J’ai le souvenir d’un reportage récent évoquant une maraîchère qui, dans une ville de province française, a trouvé cette solution pour vendre ses légumes. Elle propose ainsi chaque jour une soupe ou un plat de légumes consistant qu’elle cuisine et propose sur une charrette à travers la ville. Quant à Paris, même si c’est tendance, j’aime bien cette alternative aux restaurants traditionnels, et surtout aux grandes enseignes américaines du burger. Ainsi les motivations sont différentes : diversification d’une production ou d’un commerce, restauration dans des zones isolées, restauration rapide en ville, effet de mode,

Le menu.

Samedi soir, à l’Ecole des Beaux Arts, avait lieu un grand dîner mettant à l’honneur les camions ambulants. En l’occurrence il s’agissait de créer l’événement et de faire du buzz. Nous entrons dans la belle cour de l’Ecole des Beaux Arts (rue Bonaparte, Paris), joliment aménagée avec les camions cuisine ambulants, un pour chaque cuisinier, des braseros qui réchauffent l’atmosphère, une tente ouverte assez bien décorée notamment par une eau gazeuse italienne, pub(licité) oblige. L’apéro et la soupe nous sont proposés dans cette cour.
Puis le reste du dîner est servi sous la grande coupole de l’école. Une immense table est très élégamment dressée pour accueillir les 125 personnes qui ont réservé. Les effets de lumière sont magnifiques (et difficiles à capter avec mon smartphone !). Les arches, niches et statues sont mises en valeur par cet éclairage. Le service en queue de pie est assuré par des jeunes style romantique. La cloche était de sortie pour le service du plat chaud.

Rodolphe Bodikian, pizzaïolo, L’eau à la bouche.

Côté cuisine, disons-le, je suis vraiment déçue. A part l’excellente pizza, pâte fine et croustillante, huile d’olive très parfumée, le reste est, disons, très moyen. La soupe de la nonna est sensée être à base d’un bouillon de poule, oui mais une seule poule pour les 125 personnes. La porchetta, la coque et le maïs par Christophe Pelé (restaurant Bigarrade, très bon), n’a rien à voir avec la description alléchante qu’un des chefs m’a faite juste avant le dîner. La peau du porc a oublié d’être passée au chalumeau et d’avoir le craquant annoncé, à la place une sensation de gras épais, et la coenne molle de la poitrine de porc. On m’a parlé d’une farce, pas de trace.

Verrière de l’Ecole des Beaux Arts (Paris)

Autre petit bémol, quand on se fait virer par une jeune femme particulièrement impolie et pet sec, pour permettre le second service.

Mais globalement c’était beau et tout à fait réussi, magie due en particulier au lieu et à son aménagement, ainsi qu’aux participants (en tout cas ceux que j’ai côtoyés, très sympathiques) qui venaient dans un esprit de partage et d’échange.

Rodolphe Bodikian, L’Eau à La Bouche, Marseille

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